La sophrologie
Qu'est ce que c'est ?


Vous êtes assis.e ou debout. Vos yeux sont fermés. Je vous accompagne par la parole dans le relâchement corporel. Vous relâchez les tensions, vous respirez différemment, vous pratiquez des mouvements énergisants ou apaisants. Vous vous concentrez sur vous-mêmes, vos pensées, vos émotions, sentiments et valeurs en laissant venir à vous ce qui se présente sans jugement, avec bienveillance.



La sophrologie permet d’entraîner au fil des séances votre manière de prendre conscience des choses. Cela dépasse largement l’idée première de détente. Elle est d’ailleurs définie par son créateur comme « un entraînement du corps et de l’esprit pour développer la sérénité et le bien- être ».

Du grec Sos (équilibre), Phren (conscience) et Logos (étude), la sophrologie a été créée dans les années 60 par Alfonso Caycedo, un médecin neuropsychiatre en Espagne. Très ouvert et intuitif, il étudie et teste l’hypnose, la psychanalyse, la phénoménologie (philosophie dont le précurseur est Husserl), puis il voyage longuement en Orient pour étudier et pratiquer les grandes techniques orientales. Depuis des siècles, les orientaux pratiquent la méditation pour réduire l’activité de la pensée. Caycedo s’initie et puise dans le Raja Yoga d’Inde, le yoga du Tibet et le zen japonais. Des influences fortes qui l’ont conduit à poursuivre la mise au point progressive de la sophrologie sur plus de 50 années. La sophrologie se situe donc à la rencontre de la philosophie occidentale et des techniques orientales.

Créée pour des applications médicales d’abord, elle a montré rapidement des effets positifs dans les domaines para-médicaux, éducatifs, sportifs, sociaux et en entreprise avec la fameuse gestion du stress.



Comment se pratique-t-elle ?

Elle se pratique en groupe ou individuellement.
Il existe des dizaines d’exercices possibles qui visent à entrainer, utiliser, exploiter au mieux nos capacités existantes : la perception et la conscience du corps, de l’esprit (notre mental), des émotions, des valeurs. La sophrologue propose et guide la séance après un échange préalable.

Les séances comportent toujours : un échange, les explications et une description de la pratique à venir, la pratique elle-même, puis un retour sur les ressentis et le vécu à chaud.

La pratique, elle, est constituée d’un premier temps de mise en détente, un travail de respiration, des mouvements corporels, un travail mental en totale liberté. Le tout, entrecoupé de plusieurs pauses.

Une séance, c’est la découverte d’un moment pour soi, un moment de repos, de prise de conscience.

Plusieurs séances, c’est une sorte de conquête progressive d’attitudes et de comportements plus positifs (envers soi-même et envers les autres).

Avec un entraînement personnel additionnel, c’est une transformation qui s’opère. Elle sert à se connaître pour être mieux avec soi-même, être mieux avec les autres, être mieux dans le monde dans lequel nous vivons.

Ce que la sophrologie n’est pas

Non politique, non confessionnelle, non thérapeutique, et se pratiquant sans toucher, la sophrologie n’est pas une simple technique de relaxation. Elle n’est pas non plus une philosophie orientale, une technique de méditation ou d’hypnose. Elle n’entre pas plus dans le champ de la psychologie ou de la psychanalyse.